Le parachutisme ascensionnel, une bonne préparation pour le grand saut

Les championnats de France de parachutisme se sont récemment déroulés à l’aérodrome de Vichy-Charmeil. Cette compétition de très haut niveau a eu lieu dans d’excellentes conditions grâce à une météo particulièrement favorable. Retour sur l’épreuve du parachutisme ascensionnel avec  différents acteurs de cette discipline où les français sont très performants.

Laura Jaguelin est devenue Championne de France de Précision d’Atterrissage en parachutisme ascensionnel après seulement deux ans de pratique. « C’est la première fois que je touche la galette en compétition. Je suis parvenu à réitérer cette performance pour mon plus grand plaisir. Cela m’a permis de remporter le titre national. C’est une belle satisfaction. J’ai commencé en étant bénévole au club de parachutisme de Laval. J’apportais mon aide lors de l’organisation des séances d’ascensionnel. L’ambiance était vraiment bonne. Cette expérience a été enrichissante. On m’a proposé de faire de la précision d’atterrissage. J’ai participé au Championnat de France en 2017. Je compte aussi une centaine de saut d’avion. Cela m’a montré une autre partie de la précision d’atterrissage entre la sortie de l’avion et les 300 mètres du début du travail. Je préfère toujours l’ascensionnel. Mon but est de continuer à progresser tout en prenant du plaisir avec mes amis parachutistes. Je tiens à remercier les juges, les treuilleurs, le chef de plateforme et tous les bénévoles. Rien n’aurait pu avoir lieu sans eux » souligne la jeune femme.

Pierre Asteix, un jeune parachutiste talentueux

« J’ai commencé à 12 ans au club du GIPS (Groupe d’initiation au Parachutisme Sportif) sur l’aérodrome de Persan-Beaumont. Mes débuts en parachutisme ascensionnel ont eu lieu à 15 ans. J’ai rapidement fait du saut d’avion ». Le talent de Pierre Asteix ne fait aucun doute. Il termine 3ème   lors de sa première participation au championnat de France. Ses performances lui ont permis d’être repéré par le staff de l’équipe de France. « Ils m’ont soutenu pour que je fasse du saut d’avion. J’ai remporté mon premier titre national en 2017 à Vichy (général et junior) ». Le jeune a fini à la 2ème place lors du championnat de France de Parachutisme Ascensionnel. « Le début de la compétition a été très bon. Je suis parvenu à me hisser en tête grâce à deux carreaux. Les choses se sont compliquées à cause des conditions météorologiques » souligne le parachutiste qui va participer à l’épreuve de précision d’atterrissage du championnat du monde en Bulgarie (24 au 31 août). « Je suis actuellement en entraînement intensif. Mon objectif est d’être champion du monde ».

Le rôle capital des juges et des videoman

« Les juges doivent donner un score aux compétiteurs après chacun de leur saut afin d’établir un classement. Ce score peut-être immédiat en ascensionnel. En chute, le résultat est donné en différé après le visionnage de la vidéo. C’est le cas pour le vol relatif, la voltige, le handifly et les disciplines artistiques comme le freestyle et le freefly. Le rôle du videoman est capital. Il filme les figures des performers. Le videoman fait partie de l’équipe dans les disciplines artistiques. Il réalise aussi des mouvements. On juge sur les images qu’ils nous ramènent » explique Christiane Garsault, Chef juge de l’épreuve de précision d’atterrissage en ascensionnel. « Je gère aussi la partie administrative, les litiges ainsi que les réponses à apporter aux compétiteurs ».

En conventionnel, les performers atterrissent sur une galette. Il s’agit d’une sphère centrale graduée tous les centimètres jusqu’à 16 cm. « Ils ne concèdent pas de point lorsqu’ils arrivent sur une zone jaune de 2 cm appelée un carreau. Les juges n’interviennent pas parce que tout est géré informatiquement. En ascensionnel, la cible est de 2,50 m de rayon parce que les compétiteurs sont moins aguerris. Ils ont plus de difficultés à atterrir sur la cible. « On juge manuellement lorsque les performers atterrissent en dehors des 16 premiers cm qui sont aussi gérés par informatique ».

Rendre le parachutisme accessible à tous

Le Para-Club du Puy-en-Velay est le seul club d’Auvergne offrant la possibilité de s’initier à toutes les disciplines du parachutisme. « Note souhait est de faire la promotion de notre sport auprès de tous les publics. On a mis en place des initiations pour les personnes en situation de handicap ou ayant des déficiences. Le club a beaucoup investi pour fabriquer un hangar et mettre aux normes ses locaux pour accueillir celles et ceux qui sont intéressées par le parachutisme. On axe notre travail sur la formation des instructeurs et le développement de la pratique chez les jeunes » souligne Gilbert Gallet, directeur technique de l’ascensionnel au sein du Para-Club du Puy-en-Velay et référent ascensionnel Handifly auprès de la Fédération Française de Parachutisme. « Porté par la volonté de rendre le parachutisme accessible à ceux qui ont un handicap, nous avons crée un chariot spécial pour qu’ils puissent pratiquer leur passion en toute sécurité » précise l’un des plus anciens moniteurs de parachutisme en France.

Crédit photo : Samuel Herrenschmidt.

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