Enzo Toriani, l’espoir du moto-cross

Enzo Toriani, qui s’entraîne régulièrement sur les pistes de l’Allier, est un pilote en championnat du monde de MX2. Il nous fait un point sur son année et sa manière quotidienne de fonctionner.

Bonjour Enzo, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Enzo Toriani, j’ai 20 ans, je fais de la moto depuis l’âge de 4 ans et depuis mes 12 ans j’en fais à haut niveau. C’est la première année que je participe au championnat du monde de motocross MX2. J’ai marqué mes premiers points en championnat du monde cette année. Je suis actuellement en DUT GEA à l’IUT de Clermont, dans une classe spécifique où l’on passe ce diplôme en trois ans au lieu de deux afin que l’on puisse aménager notre emploi du temps pour la pratique de sport à haut niveau.

Comment t’es venu la passion de la moto ?

Mon père et mon oncle ont pratiqué le hockey à haut niveau, ma grand-mère a été présidente de la patinoire de Limoges. Mon parrain m’a acheté une moto à quatre ans et c’est devenu une vraie passion à partir de ce moment-là. Je suis actuellement dans le Moto Club Livradois situé à Ambert. A partir de 2018, j’ai eu une écurie E2T avec tout le matériel nécessaire et j’ai roulé avec une Husqvarna FC 250 et mon coéquipier était un jeune pilote polonais, Szymon Staszkiewicz, 18 ans.  La saison s’organise en dix courses disputées sur le sol européen avec des étapes en Espagne ou le Portugal par exemple.

Quels résultats as-tu eu cette saison ?

J’ai terminé 40ème au championnat du monde, et lors de la course d’Italie j’ai marqué mes trois premiers points. Ce sont les vingt premier au classement qui marque des points. J’avais pour objectif personnel de passer en deuxième année de DUT et marquer des points cette saison, donc je suis satisfait de mon année. J’ai fini 10ème au championnat de France où la saison se dispute en huit courses.

Comment arrives-tu à organiser tes études et ta vie sportive ?

Ce n’est pas facile tous les jours mais ça permet de forger le caractère. J’organise ma semaine en allant en cours le matin et je m’entraine l’après-midi.  A la différence de certains jeunes pilotes, j’avais envie de continuer mes études, ce qui fait une coupure avec la moto. A cause des déplacements lointains les week-ends, c’est parfois difficile de se lever en début de semaine mais je suis toujours motivé à m’entrainer.  Je suis très bien entouré par ma famille qui me soutient et me conseille.

Credit Photo : Cedric Brousse

Sogo Loisirs

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