Jordan Peyri : « Reprendre goût au rugby »

Talonneur de l’équipe d’Agen en Top 14, Jordan Peyri passé par Montluçon et Aurillac a découvert le challenge Européen l’année dernière et nous livre ces impressions pour cette saison.

Raconte-nous ton parcours ?

J’ai commencé le rugby à Egletons à l’âge de 4 ans. Mon père qui était gendarme mobile a été muté au Bénin et j’ai joué 4 ans en Afrique dans une antenne du CA Brive dans ce pays. Je suis revenu en France à Montluçon jusqu’en 2012. Ensuite je suis parti au LOU puis au centre de formation à Aurillac. En 2016 le club d’Agen m’a recruté où j’ai commencé en équipe espoir puis j’ai intégré le groupe professionnel.

Comment êtes-vous arrivé à Agen ?

Je jouais en Crabos à Aurillac, nous avions fait un match contre Agen et j’ai été repéré par un recruteur du club. Ils m’ont invité à faire une journée test dans leur club. J’ai signé en espoir et j’ai joué beaucoup de matchs dès ma première saison. Je devais jouer la Finale d’accession en 2017 contre Montauban mais ma licence n’avait pas été validé, ça reste un regret. L’année dernière j’ai joué mon premier match en pro face à Gloucester  en Challenge Européen.

Comment avez-vous vécu vos premiers matchs en professionnel ?

Le match à Clermont en 2017 m’avait préparé à jouer devant un public nombreux sachant que l’ASM, avec La Rochelle, à l’un des meilleurs publics de France. Cette expérience m’a permis d’appréhender le haut niveau. Je fais ma rentrée à Gloucester à 20 minutes de la fin du match. Je me suis retrouvé face à Richard Hibbard, l’international Gallois, une vraie référence à son poste. J’ai senti une différence dans le rythme et la vitesse de jeu par rapport au niveau espoir.

Votre ressenti sur votre début de saison ?

J’ai fait une bonne préparation avec le groupe professionnel, ce qui m’a permis de faire les matchs de préparation contre Angoulême et Béziers.  Lors du premier match à Clermont, j’ai fait le 24ème homme, mais je me suis blessé gravement au bras. Au départ, le médecin m’avait dit que je pouvais perdre l’usage de mon bras. La gestion de la blessure n’a pas été évidente. A ce moment-là tu n’as plus envie de regarder le rugby, tu te sens un peu à l’écart du groupe. J’ai tenté une première reprise mais c’était un peu trop tôt. J’ai repris au match de Grenoble en Challenge où je manquais un peu de rythme, ce fut une reprise difficile. Pendant la trêve, je veux reprendre goût au rugby et de me développer individuellement.

Comment vous vous sentez dans le groupe d’Agen ?

Je me sens bien, Agen est un club avec les valeurs du rugby et un esprit familial. En espoir nous étions une vraie bande de copains dans une ambiance très conviviale.  Un mec comme Januarie, qui est champion du monde peut venir te voir, te donner des conseils, c’est quelqu’un de très abordable. Les anciens n’hésitent pas à aller voir les plus jeunes pour les aider.

Quel est votre relation avec les entraîneurs ?

Tout se passe bien, les entraîneurs sont très pointilleux, ils ont un regard posé sur de nombreux éléments de l’équipe. Ils sont très exigeants avec les jeunes joueurs plus qu’avec les anciens, le directeur sportif de l’académie d’Agen a mis en place un suivi personnalisé pour les membres du centre de formation qui permet un développement personnel au niveau sportif mais aussi au niveau humain.

Vos objectifs pour la suite ?

Je souhaite jouer le plus possible cette saison en Top 14. Cependant j’ai trois talonneurs devant moi dans la hiérarchie.  Actuellement, je poursuis des études en BTS Diététique et j’aimerais réussir mon diplôme. Mon principal but est de concilier au mieux mes études et ma carrière de joueur.

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