Le roc Polonais

CB Floc

Paul Jedrasiak n’est qu’au début de sa carrière professionnelle mais il arpente les terrains du top 14 déjà depuis plusieurs années. Revenu à son meilleur niveau après une grosse blessure, nul doute qu’il sera une énorme plus value pour le pack Assemiste jusqu’à la fin de la saison.

Bonjour Paul, comment allez-vous ?

Bonjour Clermont Sports ! Tout va très bien merci, un mois de février qui a très bien démarré avec une grosse semaine au Japon qui s’est conclu par une belle victoire. C’était vraiment sympa, c’est une culture différente de la notre, c’est toujours enrichissant de pouvoir découvrir d’autres horizons.

Vous étiez blessés au début de la saison, comment s’est passé la rééducation ?

Oui en effet, je m’étais fait les croisés lors du dernier match du dernier exercice. Tout s’est relativement bien passé ça a été assez rapide ! J’ai repris le terrain très rapidement et je m’étais fixé plusieurs paliers chaque mois je devais atteindre et valider ! On a bien bossé avec les préparateurs physiques pour revenir petit à petit en pleine forme.

Physiquement vous vous sentez comment aujourd’hui ? Vous restez sur de très belle performance et même un capitanat au Japon !

Je me sens de mieux en mieux, je retrouve de bonnes sensations sur le terrain mais il y a encore du travail ! Le capitanat c’est toujours une fierté, je l’avais déjà eu par le passé à Lyon, mais j’ai pris mon rôle à cœur pour booster le groupe et les mecs me l’ont bien rendu, ils ont été sérieux !

Vous avez rolongé avec le club cet été, cette prolongation a été très bien accueilli par le public Clermontois, vous l’avez ressenti comme cela ?

Au départ, je n’ai pas forcément fait attention. Je souhaitais prendre la meilleure décision pour mon entourage proche et moi-même bien entendu. J’ai pris cette décision car je souhaitais véritablement rester à Clermont-Ferrand. Cela fait vraiment plaisir de savoir que les supporters ont accueilli cette nouvelle de la meilleure des manières possibles, ça donne encore plus envie de tout donner sur le terrain !

Revenons sur votre jeunesse, pourquoi s’être tourné vers le rugby ?

Je suis né à Montluçon puis je suis parti vivre à Châteauroux. Ma famille du côté de mon père est originaire de Commentry, c’était une grande famille de rugbyman ! J’ai toujours eu le choix de pratiquer le sport que je souhaitais, j’ai d’ailleurs commencé par le basket. Je me suis tourné rapidement vers le rugby car je baignais réellement là-dedans. Déjà tout jeune j’aimais cette ambiance, tout le monde était accepté que ce soit les petits, les grands, les gros…

A quel moment le rugby est devenu une priorité pour vous ?

A l’âge de 14 ans je suis parti en pole espoir à Tours, au club de Touraine Plus. J’ai ensuite participé à plusieurs sélections régionales et détection en équipe de France. A partir des U17 j’ai participé à toutes les sélections en équipe de France. C’est vraiment à Tours que je me suis dis que j’avais une réelle carte à jouer. L’ASM m’a contacté et j’ai accepté, c’était le bon choix à faire. Le rugby était une priorité mais ma famille et notamment mon père, m’ont toujours poussé pour que je passe mon bac et que je valide des potentiels études supérieurs !

Et ensuite ?

Je n’ai pas trouvé la voie qui me plaisait dans les études (Rire) ! L’ASM m’a vraiment apporté un cadre approprié pour progresser. Je suis parti en pole France pendant 1 an, je m’entraînais à Marcoussis du lundi au jeudi et le jeudi soir je prenais l’avion pour rentrer et jouer avec le club. J’ai participé à deux coupes du monde U20, j’ai basculé ensuite avec le groupe pro au fur et à mesure. Au début tu observes, tu te renforces, tu travailles dur. Le rugby de haut niveau, ça tape plus fort, ça te demande d’être plus endurant. J’ai continué de jouer avec les espoirs jusqu’au titre de champion de France en 2014.

Aujourd’hui on demande à un deuxième-ligne d’être puissant, habile, technique…c’est un nouveau rugby !

Oui clairement, le rugby évolue en général pas que pour les deuxièmes-lignes. Les temps de jeu sont beaucoup plus longs, ça tape plus fort. Il y a des jeunes aujourd’hui à 15, 16 ans qui commencent la musculation, tout s’accélère. C’est aussi grâce à la technologie ! Nous avons quelqu’un au club qui utilisent des données GPS avec un mécanisme pointu pour calculer tout un tas de donnés afin que l’on progresse encore plus.

La coupe du Monde est dans un coin de votre tête ?

C’est toujours une fierté de porter les couleurs de son pays c’est sur ! Je vous avouerai qu’à l’heure actuelle je n’y pense pas forcément.

Il y a des personnes qui vous ont inspiré ?

Dans un premier temps je dirais mon père, il a toujours été là pour moi. Il a joué deux saisons à Brive, à Commentry et à Montluçon. Dans le monde du rugby pro’ c’est des mecs comme Victor Matfield, Ali Williams…C’était des sacrés joueurs ! J’ai toujours aimé échangé avec des anciens comme Christian Califano, c’était une de mes idoles quand j’étais gamin.

Il y a des joueurs qui vous impressionne aujourd’hui ?

Mis à part Thomas Domingo je dirais Peceli Yato. Il est incroyable ce mec là. Thomas Waldrom à Exeter, un monstre !

Vous êtes le parrain du club de rugby de Commentry où votre papa a joué, c’est un rôle important pour vous ?

C’est très important pour moi ça me tient à cœur. Le fait de pouvoir donner envie aux plus jeunes de vouloir pratiquer ce sport, d’aller le plus loin possible c’est génial. Quand j’étais petit, je regardais jouer les professionnels et j’avais des étoiles dans les yeux. Aujourd’hui cela s’inverse, c’est beau !

Que peut-on vous souhaiter ?

Que tout se passe bien dans la vie de tous les jours et que sportivement on est la réussite collective, qu’on aille gagner des championnats !

CB Floc

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