Enzo Toriani : « Je suis un pur produit auvergnat »

Le grand espoir français du motocross catégorie MX2 revient pour nous sur son début de saison avant d’attaquer le circuit GP.
Comment se déroule votre début de saison 2019 ?
Pour le moment, c’est pas mal. Depuis le début janvier, j’ai participé à des courses de préparation et surtout un championnat de France. Les courses se sont bien passées, la préparation est bonne. Aux championnats de France à Albi j’ai fait dixième sur la journée dans ma catégorie. Ce n’est pas extraordinaire, je suis satisfait, mais mon objectif, c’était plutôt d’être entre 5 et 10. Mais en terminant 10 ème sur la première manche et 12ème sur la seconde, j’ai marqué des points pour le championnat de France, et c’est positif. Je pense que j’aurai pu faire mieux, mais le championnat est long, il y a 6 étapes, on verra bien. Ce week-end (23-24 mars) commence le circuit Grand Prix, la première étape est en Angleterre. C’est un moment important de ma saison, ce sont mes deux plus gros objectifs, la France et les GP. Les Grand Prix sont peut-être encore plus importants, quand on fait une performance sur la scène internationale ça a toujours plus d’impact, de résonnance.

Avez-vous un objectif précis en GP ?
Je vais essayer de gagner des points déjà, le plus possible, rentrer dans les 20 premiers dans chaque manche, c’est un gros objectif. La difficulté varie beaucoup selon les années, alors c’est dur à dire. Mais mis à part les Américains qui ont leurs propres championnats, le reste, ce sont les meilleurs pilotes du monde, alors forcément la concurrence est élevé. Je ne dis pas que le championnat de France est faible, au contraire, le niveau est élevé, historiquement la France est une terre de Moto-cross. Certains pays comme l’Allemagne n’ont même pas de championnat national, alors profitons de l’avoir chez nous. Il y a de l’avenir dans notre pays, rien que dans ma catégorie MX2 (-23 ans), je dois être que 5 ou 6ème, la densité des pilotes est belle.

Quel rapport gardez-vous avec l’Allier ?

Je reviens toujours dans l’Allier, mon papa a toujours son entreprise à Montluçon, beaucoup de mes partenaires sont dans l’Allier. Mais je vit aussi beaucoup dans le Puy-de-Dôme, je m’entraîne à Ambert, plus globalement, je pense être un pur produit de l’Auvergne, tout simplement. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons montés notre team ici (E2T). Nous ne sommes pas encore au niveau des meilleurs, mais on progresse, et personnellement m’entraîner avec les autres, que ce soit en sport ou sur la moto, ça vous aide à vous dépasser. Notre formation se développe et c’est très bien pour sa troisième année d’existence. Nous ne sommes pas encore au niveau des meilleurs, mais on progresse, et personnellement m’entraîner avec les autres, que ce soit en sport ou sur la moto, ça vous aide à vous dépasser.

Quel serait pour vous une carrière réussie ? 

Tout d’abord, j’aimerais beaucoup pouvoir faire le circuit GP entiérement.Tout d’abord, j’aimerais beaucoup pouvoir faire le circuit GP entiérement. Je n’ai pas les moyens de faire déplacer le matériel en bateau ou par avion, ce n’est pas un sport avec beaucoup de moyens. Ça, déjà, ce serait beau. Après, il faut bien dire qu’une carrière réussie déjà dans un sport aussi dangereux que le nôtre, ce n’est ne pas subir de blessures graves. Si j’arrive à 35 ans sans bobos, en un seul morceau c’est le plus important. Le reste…. Des titres internationaux, ce serait le Saint-Graal.

Crédit : Cédric Brousse photography

Sogo Loisirs

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