Naomie Martel : ‘Bayonne, c’est très âpre’

Bureau Vallée

La troisième ligne aile de l’ASM Romagnat se prépare pour le déplacement en quart de finale ce samedi (16h30) à Bayonne, pour réaliser l’exploit et passer en demi-finale du championnat de France. 

 

Comment abordez-vous ce match face à Bayonne ?

Les deux dernières rencontres contre elles nous les avions perdues. Mais là, c’est différent, c’est un quart de final et je suis persuadée que depuis nos affrontements de l’an dernier, nous avons progressé. Je pense que les deux équipes ont leurs chances, on a vraiment évolué, nous avons réalisé des prestations rassurantes faces à de grosses formations comme Rennes, Montpellier (à la maison) ou Blagnac cette saison. Nous connaissons les qualités de cette équipe bayonnaise, très âpre, hargneuse même. Elles sont très performantes dans le combat, très lourdes et efficaces devant, il va falloir rivaliser. La météo aura aussi son rôle à jouer, pour que nous puissions faire parler nos qualités, il faudrait qu’il fasse beau. Mais quelque soit le temps, une rencontre comme celle-là se joue sur des détails. On ne réinventera pas notre rugby demain, au contraire, on va essayer de mettre en place les choses qu’on sait faire. 

Vous revenez d’une longue blessure, êtes-vous prêtes ? 

Oui c’était lors du match aller contre Montpellier, je suis arrêtée pour commotion à répétition. J’ai suivi un long programme de reprise progressive, c’était très stricte, mais aujourd’hui, après 4 mois et demi d’absence, je suis prête à 3000% pour ce week-end. J’ai été parfaitement encadrée pendant ces moments-là, je ne pense plus qu’à ce match !

Une victoire à Bayonne symboliserait la progression de l’ASM Romagnat ? 

Ce serait d’abord une énorme récompense pour le club. Pour tout le travail qu’on met en place depuis le début de l’année. C’est des résultats et des résumés de toute notre saison, de notre évolution oui. Ce sera plus simple d’en parler quand la saison sera finie, on ne se projette pas plus loin que la rencontre de demain pour le moment. Mais je pense que quoi qu’il arrive la saison est réussie, nous sommes en meilleure position que l’an dernier. On peut ajouter à ça nos gros matchs, je pense qu’on a monté une marche. Nous avons un effectif très jeune, on accumule du vécu ensemble, les anciennes nous cadrent parfaitement, et le mélange avec les jeunes se fait bien, ce qui crée un vrai groupe, je pense quand même que nous avons encore une belle marge de progression. 

Comment vous sentez vous en troisième ligne ?

Je me fais plus plaisir en jouant devant que quand j’étais derrière. Je fais ce que j’aime dans le rugby, plaquer, j’adore ça. Je pense que nous formons une troisième ligne complémentaire, je ne suis par exemple pas très forte en touche, des filles avec plus d’expériences compensent, moi, je peux aider en défense, nous essayons d’être solidaires, toujours !

Vous êtes toujours marraine de votre premier club, Commentry ? 

Oui c’est important pour moi de m’engager avec ce club, je ne peux pas oublier d’où je viens. Quand j’ai commencé le rugby à Commentry, je jouais avec les garçons, il n’y avait pas de section féminine. Je suis très heureuse de voir cela, j’ai passé de superbes moments là-bas, c’est eux qui m’ont fait aimer le rugby, qui m’ont permis d’être où je suis aujourd’hui, c’est très important pour moi. 

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