Pascaline Redon : « Je suis très fière du développement du club. »

Entraineuse, joueuse et au club depuis sa création en 1993, Pascaline Redon est notre témoin privilégié pour raconter l’évolution dans le temps du Sporting Basket Club Désertines.

Quand et comment êtes-vous entrée au Sporting de Désertines ?

J’ai pris ma première licence au club il y a 25 ans. Le club venait tout juste d’être créé. Pour la petite histoire, ce n’était pas vraiment mon premier choix sportif. Je jouais au football à l’époque à l’USB depuis mes 5 ans, mais finalement, je me suis retrouvée dans ce club de Basket créé par un groupe de copines, et l’ambiance m’a directement plu.

Vous avez donc pu voir les étapes de son évolution ?

Oui c’est sûr que le club a fait son petit bout de chemin. Au départ, nous avions seulement deux équipes séniors féminines. L’équipe première était alors au niveau départemental pendant 2 saisons (il est interdit de monter la première année de création d’un club). Alors que sincèrement, le niveau des filles était bien supérieur au championnat. Nous avons ensuite connu des titres et des montées jusqu’en Régional pendant plusieurs saisons. Au fur et à mesure, une école de basket s’est créée encadrée par 3 mamans-joueuses (Marie-Claude Onno-Royat, Claude Croispine et Brigitte Cherdeville-Bouchard). Au départ de l’aventure, pour les jeunes, nous n’avions pas de créneaux au gymnase alors les entraînements se déroulaient dans la salle des fêtes Germinal. Avec le temps, ces jeunes sont passées de catégorie en catégorie jusqu’à jouer pour l’équipe séniors. Le nombre de licenciées a augmenté jusqu’en 2001, le club devient alors mixte. Laurent Merle et sa bande de copains ont choisi Désertines pour monter leur équipe. Quelques années plus tard, le club est devenu entièrement mixte des jeunes à l’équipe première. En 2006-2007, le Sporting a même créé sa section loisirs « BTT », les séniors ne pouvant plus jouer en première s’organisaient des petits matchs une fois par mois, et surtout des casse-croutes très sympathiques. Très rapidement, les parents ont adhéré au principe et certains jouent maintenant en loisirs. Aujourd’hui, le club va donc des mini-poussins au BTT, femmes et hommes. Je suis très fière de l’évolution du club, de sa stabilité aussi. Le plus important est qu’il a gardé l’image de ses débuts : convivial et familial, c’est notre identité. Mais cela ne nous empêche pas de toujours vouloir gagner. À ce propos, je veux profiter de cet entretien pour donner un coup de chapeau à toutes et tous les bénévoles (présidents, présidentes, entraîneurs Masculins et Féminins, membres du bureau) d’hier et d’aujourd’hui, sans qui, notre belle aventure sportive et conviviale n’aurait pu perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Quels sont vos meilleurs souvenirs ? Et vos pires sous les couleurs du club ?

Il y a tellement de bons souvenirs, ce n’est pas facile de faire le tri. Mais je dirais toutes nos montées, nos titres en général. Pour moi que ce soit en tant que joueuse ou coach, ce sont toujours des émotions particulières. J’ai spécialement un souvenir ému des tournois à l’Ile de Ré avec l’équipe séniors à la création du club. Ces tournois-là m’ont vraiment marquée. C’est pourquoi, 20 ans plus tard, j’ai choisi d’y retourner avec les séniors que j’entraîne.

Pour les pires souvenirs, c’est simple : chaque défaite pour moi est un mauvais souvenir, je suis une compétitrice. Mais une défaite en finale me reste particulièrement en travers de la gorge. C’était en Régional 2 en minimes filles, l’équipe rencontrait Brioude sur un terrain neutre à Clermont-Ferrand. Les Biachettes tétanisées par l’enjeu perdaient de 26 points à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les noires et blanches réussissaient en 2e mi-temps à accrocher les prolongations après une très belle remontée. À 3 secondes de la fin de la rencontre, alors que nous gagnions de 2 points, une joueuse adverse récupère le ballon dans sa moitié de terrain, et, sur un marcher que l’arbitre ne siffle pas, pensant que le match était terminé, le joueur shoot du milieu de terrain au buzzer et marque ! Nous perdons d’un point cette finale, sur une erreur d’arbitrage. J’étais coach, et je crois que c’est mon plus mauvais souvenir.

CB Floc

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