Charles Cortot, le jeune prodige de la moto

Le jeune pilote montluçonnais, Charles Cortot, nous présente sa passion de la moto et ses prochains objectifs.

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Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai commencé la moto grâce à mon père. Il a fait de la compétition en classique, mais je n’ai pas commencé tout de suite la moto. A partir de 15 ans, j’ai effectué mes débuts en 50cm3 et j’ai réussi à finir en troisième position lors de ma première saison. Ensuite je suis passé en 600cm3 en catégorie championnat de France. Depuis cette année, je me consacre à 100% à la moto. Quand j’ai quitté le collège, j’ai travaillé directement après.

La moto, une vraie passion ?

Oui je suis le troisième d’une lignée de trois garçons. Un de mes frères pratique la moto en loisir, et mon grand-père a aussi pratiqué la moto. C’est une passion qui se transmet de génération en génération.

Lors de vos débuts, avez-vous échangé avec Jules Cluzel ?

Oui, lorsque j’ai commencé la moto, j’ai pu échanger avec lui. Il me donnait quelques conseils sur la compétition. Désormais, c’est plus difficile de communiquer, on a chacun notre carrière, nos week-ends de compétitions, donc on échange beaucoup moins.

Les 24 heures moto, un rêve qui s’est réalisé ?

Oui, c’est un rêve de gosse qui se réalise. Quand j’étais petit, je regardais cette compétition à la télé et maintenant participer à cette épreuve, c’est fabuleux. C’est quelque chose de fort à faire, j’ai reçu des sollicitations pour le refaire l’année prochaine.

Quels résultats avez-vous déjà obtenu ?

Mes plus beaux résultats sont une troisième place lors du championnat de France en catégorie 600 cm3 mais aussi une première place lors de la coupe Michelin. J’espère que beaucoup de victoires vont arriver dans les prochaines années.

Où vous entrainez-vous ?

En France c’est compliqué de s’entrainer l’hiver, je vais donc sur des circuits en Espagne. Il y a aussi quatre circuits dans le sud de la France durant la pleine saison. Au niveau régional, c’est le circuit de Lurcy-Lévis ou celui de Magny-Cours qui sont le plus proche de chez moi.

Avez-vous peur des blessures ?

Non je ne crains pas les blessures, ça fait partie du métier. C’est plus mes parents qui s’inquiètent pour moi. Si on a peur de la blessure, on ne peut plus rouler vite donc nous sommes moins performants. Il y a deux ans, j’avais connu une grosse chute, où j’avais eu un traumatisme crânien.

Quels sont vos prochains objectifs ?

Sur le court terme, c’est de terminer dans les cinq premiers du championnat de France. Ensuite, j’aimerais bien partir en catégorie championnat du monde. Il faut aussi que je prenne de l’expérience durant les courses.

La moto GP est-ce un rêve possible ?

Non, c’est trop tard je pense. C’est une catégorie très stricte, les filières espagnole ou italienne permettent à des jeunes pilotes de monter en catégorie reine très rapidement. Désormais je suis un peu trop vieux pour rentrer dans ces filières.  Je peux toujours faire comme Jules Cluzel, me réorienter dans les catégories Supersports.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

C’est de continuer à progresser et de trouver une équipe en Championnat du monde pour les années à venir.

Crédit HW photo

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